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La production des bols Peter Hess

Photos: Institut Peter Hess (atelier Peter Hess au Népal)

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La fonction originelle des bols chantants de la région du Tibet et du nord de l’Inde n’est pas encore tout à fait élucidée. De l’objet sonore au récipient alimentaire en passant par le bol d’offrande, on trouve dans la littérature de nombreuses interprétations. Un des usages certain qui s’est répandu au fil des siècles a été celui de récipient pour des aliments, qui étaient censés s’enrichir de minéraux des alliages métalliques avec lesquels les bols étaient fabriqués, ce qui devait contribuer au maintien de la bonne santé.

Avec la transformation des sociétés et les progrès de la médecine les bols en métal ont perdu leur importance dans la vie quotidienne, même si on en trouve encore dans certains ménages, et ont été remplacés peu à peu par une vaisselle en un métal moins coûteux ou en plastique. En même temps, l’envahissement du Tibet par la Chine a entraîné la fin de la production de ces bols dans ce pays et, avec elle, la perte des connaissances et compétences à ce sujet. Il est en effet très rare aujourd’hui de trouver un véritable bol traditionnel originaire du Tibet.

De nos jours la méditation, tradition séculaire orientale, est sans doute le domaine où l’usage de ces bols est le plus répandu. Leur son précis joue un rôle de vecteur dans la recherche d’une clarté intérieure. Le massage sonore, par contre, est une pratique contemporaine, qui a été développée par Peter Hess et adaptée aux besoins des Occidentaux. Il n’y a aucune preuve d’une telle pratique traditionnelle ni en Inde, ni au Népal, ni au Tibet.

J’utilise pour les massages sonores que je propose les bols thérapeutiques Peter Hess, qui sont fabriqués de façon artisanale au Népal à partir d’un bronze de haute qualité enrichi de plusieurs autres métaux selon la tradition. Au fil des années de recherches et d’analyses la recette d’origine a été très légèrement modifiée pour optimiser la qualité des bols. C’est surtout la proportion entre le cuivre et l’étain qui détermine le son du bol.

La production de ces bols nécessite un processus de fabrication extrêmement complexe où la composition des métaux, la forme et le travail de forge jouent un rôle central dans la qualité du son du produit final. L’alliage liquide est coulé dans un moule et la pièce de métal ainsi obtenue, appelée « ébauche », est transformée en bol chantant au fur et à mesure du processus de forgeage. L’ébauche peut être chauffée au rouge jusqu’à 100 fois, selon la taille du bol désirée. Lors du travail de forge, quatre à six ouvriers qualifiés travaillent simultanément dans un rythme parfait pour lui donner sa forme typique. S’ensuivent alors plusieurs étapes et techniques de forge pour donner au bol le degré de dureté nécessaire et une qualité de surface optimale. L’alternance répétée du chauffage et du refroidissement détermine la qualité du son, qui est renforcée par un travail de polissage servant à nettoyer le bol et à lui donner son aspect brillant. Il faut compter jusqu’à cinq ouvriers et plus de 30 heures de travail pour fabriquer un bol d’environ deux kilogrammes.

Selon les propos de Peter Hess, dont j’ai essayé de rendre au mieux le contenu.

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