Les gongs

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Les origines du gong

Les gongs sont parmi les instruments de musique les plus anciens et les plus importants de l'Asie du sud-est. Leurs origines supposées remontent au minimum au deuxième millénaire avant notre ère. Certains chercheurs considèrent même que les premiers objets sonores, et donc les précurseurs du gong, datent de l’âge du bronze, 3500 avant J.C. Il est concevable que leur évolution soit passée du simple objet utilitaire au bouclier protecteur et à l’instrument sonore.
La recherche historique nous fournit quatre centres principaux - la Birmanie, la Chine, l'Annam (le Vietnam contemporain), et Java – avec au moins sept formes de gong. Seules quelques familles connaissaient l’art de sa fabrication, qui était transmis de génération en génération et entouré d’une aura de magie. Le gong était un élément important dans la vie des gens de l'Extrême-Orient et se trouve encore dans certains pays aujourd'hui. C’était souvent un attribut de la richesse et servait de symbole de statut social. Dans les rituels asiatiques, le gong a conservé sa signification particulière à ce jour.

Le gong en occident

Selon des sources historiques, le gong aurait fait son apparition en Europe grâce au compositeur François-Joseph Gossec, qui l’a introduit dans la « Marche funèbre » jouée à l'occasion des funérailles de Mirabeau en 1791, mais c’est grâce à Claude Debussy, un des pionniers qui s’est penché plus sérieusement sur la musique de gamelan asiatique, que l’intérêt pour les sons du gong a grandi. Depuis, de nombreux compositeurs ont utilisé le gong dans leurs compositions orchestrales, et il est désormais aussi très utilisé en musique contemporaine et en musicothérapie.

La fabrication du gong

Aujourd’hui les gongs sont fabriqués majoritairement en Asie et en Allemagne, même s’il y a plusieurs fabricants dans d’autres pays d’Europe, aux Etats-Unis, et en Amérique latine, et l’éventail de types d’instrument est large.
Dans la terminologie officielle, le terme « gong » s’applique seulement aux gongs qui sont accordés sur une fréquence spécifique - c’est à dire, leur note fondamentale a été définie, et elle est stable. Chez les « tam-tams », par contre, la note fondamentale n’a pas été définie et peut même fluctuer ; elle ne correspond pas forcément à une note de musique. Ceci dit, nous employons le mot « gong » ici au sens générique du terme.
Les gongs Chinois traditionnels le plus utilisés pour les bains de gong sont le gong de vent (wind gong, feng gong) et le gong de terre dit chao gong.


chao gong


gong de vent

Ils sont fabriqués essentiellement en bronze – alliage principalement de cuivre et d’étain – et produisent un son complexe avec une fondamentale terrienne enrobée d’un spectre d’harmoniques. Il existe différentes méthodes de fabrication artisanale, mais le plus souvent le bronze est coulé puis martelé à la main, ce qui fait que chaque gong est tout à fait unique.

Les gongs modernes – les gongs allemands, par exemple – sont également utilisés, entre autres, pour les bains de gong. Ils sont fabriqués en maillechort (alpacca, nickel silver) ꟷ alliage composé essentiellement de cuivre et nickel à l’aspect argenté ꟷ et produisent des harmoniques riches et complexes qui s’étendent au-dessus de la fondamentale grave.


gong de feu (de Tone of life)


gong symphonique brillant (de Paiste)

Demandant eux aussi un grand savoir-faire, ces gongs sont martelés à la main à partir de feuilles de métal plutôt que coulés, et chaque gong est donc de nouveau un œuvre d’art unique.